Note de l’auteur :

Le très dynamique bureau de la Grande Masse a souhaité que j’écrive un article sur les fanfares des Beaux-Arts dans le cadre des brèves historiques que j’ai le plaisir de rédiger chaque mois pour l’association, depuis septembre 2013.

Une brève sur les fanfares des Beaux-Arts… Quel embarras pour moi !
Fanfaron des Beaux-Arts (ou fanfariste, pour les pionniers du genre qui préfèrent ce terme), dans une formation de malfaisants géniaux toujours en activité, je vais devoir, cette fois-ci, être forcément subjectif, de mauvais goût et surtout de mauvaise foi. Avec de surcroit, une culture limitée en la matière par rapport à bien d’autres personnes !

Pas de panique ! J’ai d’ores et déjà fait livrer 2 tonnes de cailloux pointus au pied de mon domicile pour organiser une lapidation expresse sur ma personne par les déçu(e)s ou par les pas-content(e)s. À l’issue de cette exécution, je recevrai les impétrant(e)s pour une collation vineuse bien méritée !

Il y aura sans doute des imperfections, des erreurs et surtout des manquements inexcusables.
J’aurai à cœur de corriger et de compléter cet article par rapport à ceux et celles qui voudront bien me saisir.

Note de la Grande Masse :

Cet admirable et très partial article datant de 2013, merci de bien vouloir pardonner à son auteur les manquements ou changements survenus depuis.

Les fanfares des Beaux-Arts

Étymologiquement les fanfares des Beaux-Arts regroupent des élèves ou des anciens élèves de l’École des Beaux-Arts et des Écoles d’Architecture1.

Beaucoup pensent que les fanfares des Beaux-Arts sont nées vers la fin du XIXe siècle, en même temps que la balade du Rougevin (1891), le bal des Quat’Z’Arts2 (1892), les bals d’ateliers (dits pince-fesses) et autres rituels comme le boulot du Patron (déjeuner ou dîner de l’atelier).

S’il est un fait qu’il y ait eu dans les ateliers de l’École des Beaux-Arts des formations avec grosse caisse, cymbales, clairons, cors de chasse et autres cuivres, il demeure qu’elles ne se produisaient que de façons très occasionnelles et ne formaient pas un ensemble homogène.

Au bal des Quat’ Z’Arts, un orchestre professionnel et rémunéré était chargé de faire danser les participants.
Il en était souvent de même pour les pinces-fesses jusqu’à l’avènement des fanfares aux Beaux-Arts à la fin des années quarante.

Groupe d'élèves de l’École des Beaux-Arts lors de la montée au Bal des Quat’Z’Arts de 1922, l’un d’eux, assis confortablement sur un triporteur, soufflant dans une trompe.
Croquis d’un pince-fesses en 1927 avec orchestre disparate dans l’atelier libre d’architecture Umbdenstock
Affiche de La Martinière pour le bal des Quat’Z’Arts de 1947. Le chef de l’orchestre jouant pendant le bal est Robert Abbadie.

La première fanfare des Beaux-Arts

La première fanfare constituée est la fanfare de l’atelier libre d’architecture Madelain, née en 1948. Celle-ci prend en 1957 le nom de Fanfare Octave Callot.

Cette fanfare légendaire, menée par Yves Poinsot (né en 1935), dit Octave Callot, connait son heure de gloire entre 1953 et la fin des années soixante.

Fanfare à la sonorité intimiste et délicate, elle enregistre de nombreux disques vinyles qui restent des références.
Son style musical est particulier avec une tendance sonore léchée et avec la tendance des partitions embarquées sur le site du jouage – tendance que l’on retrouve chez quelques fanfares d’aujourd’hui et notamment, du côté des Petites-écuries de Versailles.

Ma galette préférée, concernant cette formation, reste En chatouillant les Z’Arts, 33T sorti en 1963 sous le label Vega3. Il est affublé du sous-titre : Recueil de chansons pour le moins polissonnes gaillardes pas possibles légères, dans leur version intégrale, garantie non expurgée, parfaitement inaudible en famille et ri-gou-reu-se-ment INTERDIT au moins de 18 ans.

La Fanfare Octave Callot sur la pochette du disque "En chatouillant les Z’Arts".
La Fanfare Octave Callot sur la pochette du disque "V’là les Quat'Zarts".
Carte de visite illustrée en 1963 par Jacques Golvin, dit Amédée (1935 - 2004, atelier officiel d’architecture Arretche).

Toujours en activité, elle s’est élargie avec des interprètes venus de divers horizons professionnels et se prénomme aujourd’hui : Fanfare Octave Callot des Beaux-Arts et autres lieux… 

Années 50 et 60

Chronologiquement, suit en 1950, la fanfare de l’atelier officiel d’architecture Beaudouin qui prend en 1953 le nom de Fanfare Léon Malaquais à l’occasion de la sortie de son premier disque intitulé Petite Musique de Charrette4, 33T sorti sous le label Voxigrave.

C’est la fanfare mythique, celle qui incarne le mieux à cette époque l’esprit Bôzarts de l’École caractérisé par un corporatisme particulier d’atelier, une attitude forcenée des uns et des autres aussi bien dans le travail et les charrettes, que pour s’amuser avec humour et autodérision jusque dans l’excentricité et… la grossièreté (parfois).

La Fanfare Léon Malaquais en 1957 pour la pochette du disque "Bal aux Beaux-Arts", photo. Andrault.

La Fanfare Léon Malaquais, conduite par son chef Michel Vincent (1928 – 20175) dit Léon Malaquais, est de 1950 à 1964 (date à laquelle elle fusionnera avec la Fanfare Octave Callot) la référence absolue en matière de fanfare, de tous horizons, avec notamment des bals du 14 Juillet où elle rassemble jusqu’à 4 à 5 000 personnes du côté du quai Malaquais !

Elle commettra huit disques 33 tours dont les très remarquables Bal aux Beaux-Arts6 (1957) et Tout ça ne vaut pas l’amour7 (1962).

Pour reprendre les termes de Louis-René Blaire (né en 1936), dit Honoré, c’est une fanfare « percutante » et « roborative »8 . Et j’ajouterais personnellement : énergivore et qui envoie du lourd avec un son si extraordinaire.

Le nombre de fanfaristes qui la composent dépassent souvent, à chaque prestation, la vingtaine de bougres.
Elle connaîtra son apothéose en 1961, où elle jouera, du 24 avril au 19 juin, au théâtre de l’Olympia à Paris, dans le spectacle Jour de Fête de Jacques Tati.

Une partie de la Fanfare Léon Malaquais en 1961 au théâtre de l’Olympia.

Des fanfares de cette époque, il convient de nommer notamment la Fanfare Honoré Champion, de l’atelier officiel d’architecture Leconte, lauréate en 1958 du premier Concours des fanfares des Beaux-Arts, et également la fanfare Les Petits Gromort, de l’atelier officiel d’architecture Arretche, dont la plupart des fanfaristes de ces deux formations viendront plus tard renforcer la Fanfare Léon Malaquais.

La fanfare Les Petits Gromort en 1958.

Les fanfares Aimé Visconti (atelier libre d’architecture La Mache), Wolfang Amadeus Bôzart (atelier officiel d’architecture Arretche), Otello (atelier officiel d’Architecture Zavaroni) et Madeleine Bonaparte, font partis des fanfares qui marquent la fin des années soixante et le début des années soixante-dix.

Tout comme la Fanfarchi des Beaux-Arts de Nantes (depuis 1958 et toujours en vie !), les fanfares des Beaux-Arts de Marseille, de Montpellier et de Clermont Ferrand (aussi !).

Années 70

Des fanfares nées dans les années soixante-dix, on peut citer : la Fanfare Zava (UPA2 Paris) ; l’incomparable fanfare Archibal Buci (UPA2 Paris), lauréate des Concours des fanfares des Beaux-Arts de 1975 et de 1979, et toujours d’attaque (cardiaque ?) aujourd’hui ; la fanfare Henry Parmesan (UPA2 Paris) ; la fanfare Aldo Visconti (UPA2 Paris) ; la fanfare Archibralaquais (UPA4 Paris) ; la fanfare Hercule Chimay (UPA4 Paris) ; la fanfare Fernand Boutonnet (1968 – 1978, UPA Montpellier) ; la sublime Fanfare Hortense (née en 1973) ; les fanfares Wolfang Amadeus Bôzart II et III (UPA3 Versailles) ; la Fanfare Archiduquai (UPA9 Paris)…

La Fanfare Zava pour la pochette du disque de "Plus jamais ça", 1973.
L’incomparable fanfare Archibal Buci, en 2013.
La sublime Fanfare Hortense lors du Concours des fanfares des Beaux-Arts de 1989, dans la cour des Loges à l’École des Beaux-Arts.

Années 80

Les années qutre-vingts connaissent un foisonnement de nouvelles formations aujourd’hui disparues, dont : la fanfare Ramsès Conflans (UPA4 Charenton) ; la fanfare Hercule Conflans (UPA4 Charenton) ; la fanfare Léon Toufôt ; la fanfare Profit’ Rolls (fanfare de filles)…

Mais aussi une longue lignée de descendants des Wolfang Amadeus Bôzarts (UPA3 Versailles) avec les fanfares W.A.B. IV, W.A.B. V, W.A.B. VI (lauréate du Concours des fanfares des Beaux-Arts de 1993).

Et pour compléter : la fanfare de filles Constance Amadeus Bozarts (UPA3 Versailles) ; la fanfare Friedrich Mistral (1985 – 1987, UPA9 Paris) ; la redoutable fanfare taulière du restaurant-bar l’Assignat (chez nôtre Gérard national !), L’Irkâme Débôzarts (1984 – 2008, UPA9 Paris) ; la fanfare des Z’Arbs (EA Paris-La Seine et ENSBA.) ; la fanfare des 7 Mercenaires, lauréate des Concours des fanfares des Beaux-Arts de 1985 et de 1989.

Les Irkâmes Débôzarts lors de leur tournée en Irlande, en 1989.
Les 7 Mercenaires lors du Concours des fanfares des Beaux-Arts de 1989, Cour d’Honneur de l’École des Beaux-Arts.

De ces années quatre-vingts, il subsiste aujourd’hui les 3 plus vieilles fanfares des Beaux-Arts non ménopausées. Celles-ci continuant à répéter chaque semaine et à jouer, bien-sûr, dès qu’un mauvais prétexte se présente.

Elles sont :

  • La célèbre et immortelle fanfare Boula Matari Missié Tintin, née en 1985 à l’UPA9 Paris.
  • L’illustre et sidérale fanfare Kosmonot Débôzarts, née en 1987 à l’EA Paris-La Seine.
  • La très vénérable fanfare Charlot d’Éon, née en 1987 à l’EA Paris-La Seine.
La fanfare Boula Matari (« Y’a pas mieux ! ») à la Divette de Montmartre en 2012.
La fanfare Kosmonot (« Best Fanfare Forever! ») à la féria d'Arles en 2018.

Années 90

Dans les fanfares nées dans la décennie des années quatre-vingts-dix, aujourd’hui disparues ou qui ont fusionnées, on rencontre : la fanfare Chili Konchieurs (EA Paris-La Seine) ; la fanfare Aaaaargghhh! (EA Versailles) ; la fanfare Graisse-moi la Coulisse (EA Versailles) ; la fanfare des Boudus Bandants (EA Paris-La Seine) ; la fanfare de filles Les Picrocholines (EA Paris-Conflans et Paris-La Seine) ; la fanfare Z’Arborigènes (EA Paris-La Seine) ; la fanfare Gores Gonze Höla (EA Paris-La Seine) ; la fanfare Les Algecos (EA Paris-La Seine) ; la fanfare Gros Q Ivres (EA Versailles) ; les fanfares W.A.B. VII et W.AB. IX ; la fanfare de filles Cab’sules (EA Versailles) ; la fanfare Arthémis (EA Paris-Conflans) ; la fanfare Tikka Ganesh (EA Versailles) ; la fanfare Kipu’s Band (EA Paris-La Seine) ; la Fanfare de filles Brass’ Bouillonnes (EA Versailles) ; la chaleureuse fanfare de la Grasse Bande I (née en 1998, EA Bordeaux) ; et des fanfares touchons (c’.à.d. regroupant des fanfarons de diverses formations) comme Les Baleines Modernes, Les Filles ou la fanfare Ted Lapeaulisse de Kouajmamelle.

Mais la plupart de celles qui ont éclos dans les années quatre-vingts-dix sont plus que triomphantes aujourd’hui9. Il faut citer :

  • L’incontournable fanfare Nick’L’W.A.B., née en 1995 à l’EA Versailles.
  • L’éminente fanfare Güt Ma Frit’, née en 1997 à l’EA Versailles, lauréate des Concours des fanfares des Beaux-Arts de 2002 et 2005.
  • La « number one » fanfare Talku’Hot, née en 1998 à l’EA Paris-La Seine, lauréate des Concours des fanfares des Beaux-Arts de 2011 et 201510.
La fanfare Nick’L’W.A.B. lors du concours de fanfares organisé par les Peillasses à Nîmes en 2013.
La Fanfare Güt Ma Frit’ devant la Cité de la Musique.
La fanfare Talku au Cirque d’Hiver à Paris en 2012.

Années 2000

Nous arrivons maintenant aux années deux-mille, avec l’émergence de nouvelles fanfares : la fanfare Chili Kipu’s, fusion des Chili Konchieurs et des Kipu’s Band (EA Paris-La Seine) ; la fanfare Khusek (née en 2000, EA Paris-La Seine) ; la fanfare Beautiful People Fanfare Club (née en 2000), regroupant, principalement des anciens fanfarons des Aaaaargghhh!, Gros Q Ivres et Graisse-moi la Coulisse (Versailles) ; la fanfare John and the Ladies Stylées (née en 2000, EA Versailles) ; la Fanfare Suivante (née en 2002, ENSBA) ; la fanfare Tiznogud (EA Versailles) ; la fanfare Sm-Art’ Tiz Brass Band (née en 2003, EA Versailles) ; la fanfare de filles Muses Tanguent (née en 2003, EA Versailles).

Suivent : la fanfare Monty Pistons (née en 2003, ENSA Paris-Val de Seine) ; la fanfare Supertromp (née en 2006, ENSA Versailles) ; la fanfare Godfingers (née en 2006, ENSA Versailles) ; la fanfare Jacky Parmentier (née en 2007, ENSA Versailles) ; la fanfare Pikolo Brass Band (née en 2007, ENSA Paris-Val de Seine) ; la fanfare Rillettes de Belleville (née en 2008, ENSA Paris-Belleville) ; la fanfare de filles Qki Sador (née en 2008, ENSA Versailles) ; la fanfare Irkargh (née en 2008), fusion historique Paris – Versailles ! des Irkâme Debôzarts et des Aaaaargghhh! ; la fanfare Caviars Extrêmes (née en 2010, ENSA Paris-Val de Seine) ; la Press Beat Artisanal-Fanfare (née en 2008, ENSA Paris-Val de Seine) ; la Fanfare Sex’Pistons (née en 2009, ENSA Versailles).

Emblème des fanfares des Beaux-Arts depuis 2000, ill. Philippe Andrieu.
La fanfare Chili Kipu’s lors du Concours des fanfares des Beaux-Arts de 2011.
La fanfare Muses Tanguent.
La fanfare Beautiful People.
Emblème de la fanfare Monty Pistons.
La fanfare Caviars Extrêmes.
La fanfare Godfingers lors du Concours des fanfares des Beaux-Arts de 2011.
La fanfare John and The LadieStylées.
La fanfare Rillettes de Belleville.
La fanfare Irkargh.
La fanfare Jacky Parmentier.
La fanfare Press Beat Artisanal-Fanfare lors du Concours des fanfares des Beaux-Arts de 2011.

Années 2010

Le début11 des années deux-mille-dix est prometteur. La relève est présente.

On ne dénombre pas moins de 7 nouvelles fanfares des Beaux-Arts, dont 6 d’entre elles ont eu le privilège, sous l’égide de la Grande Masse des Beaux-Arts, d’être passées en commission. Sous l’œil d’un Jury éminent, le dimanche 9 juin 2013, elles ont reçu le label officiel Fanfare des Beaux-Arts.

Elles sont : la fanfare Wonder Brass (née en 2011, ENSA Versailles) ; la fanfare Ass’Teak Tartar (née en 2011, ENSA Paris-Val de Seine), la fanfare Tabatakash (née en 2011, ENSA Paris-Val de Seine, ENSA Paris-Belleville et ENSA Versailles), la fanfare Brass’ Eins (née en 2012, ENSA Paris-Val de Seine), la fanfare Tapages Noc’Burnes (née en 2012, ENSA Paris-Val de Seine), la fanfare Milfshake (née en 2012, ENSA Paris-Val de Seine), la fanfare Kiss My Brass (née en 2012, ENSA Versailles).

La fanfare TabataKash.
La fanfare Brass’Eins.
La fanfare Milfshake lors de la commission de labélisation de la Grande Masse en 2013.

Fanfares apparentées Beaux-Arts

On ne peut pas parler des fanfares des Beaux-Arts sans évoquer les fanfares apparentées à ce que l’on prénomme « l’esprit Bôzarts ». 

Bien que n’ayant pas comme origine l’École des Beaux-Arts ou des Écoles d’Architecture, demeurent des fanfares dont les traits sont souvent communs, quant à leur style musical, leur goût du travestissement et leur sens de la fête. Elles peuvent être de Médecine, Centrale, Arts-déco ou simplement d’ailleurs.

Impossible de toutes les citer. Mais néanmoins, je me risque à en mentionner quelques-unes, dont certaines sont plus que remarquables :

La légendaire fanfare des Pistons Circus (gersois et parisiens) ; la magnifique fanfare Les Chaupiques (Maastricht, NL) ; la sensationnelle fanfare Bidochons (Nîmes) ; la fanfare des Gabinets (Lyon) ; l’indécrottable fanfare Chiures de Mouches (Poitiers) ; la Fanfare Piston (Lyon) ; la fanfare Tchernobyl Klaxons (Lyon) ; la fanfare des Pustules (Lyon) ; la fanfare des Krapos (Lyon) ; la magistrale fanfare des jusqu’au-boutistes Kadors (Montpellier), lauréate du Concours des fanfares des Beaux-Arts de 1997 ; la diabolique fanfare des Judas (Montpellier) ; l’incroyable fanfare Les Peillasses (Nîmes) ; la fanfare Famille Duhomart (Poitiers)…

La fanfare La Voiture 4 (Poitiers et Paris), affiliée à la Grande Masse ; la fanfare Fiera Brass (Marseille) ; la fanfare Forficule (Paris) ; la fanfare La Vaginale (Médecine, Tours) ; la fanfare Les Boules de Feu (Médecine, Reims) ; la fanfare Les Plaies Mobiles (Médecine, Paris) ; la Grasse Bande II (Bordeaux) ; la fanfare Jean-Paul Mondo (Arts-déco, Paris) ; la fanfare Ouiches Lorènes (Arts-déco, Paris) ; la fanfare Nymphoniks (Arts-déco, Paris) ; la malicieuse Fanfarniente (Paris) ; la fanfare Les Flingueurs (Centrale, Paris) ; la fanfare Mouette et Charbons (Paris)…

La légendaire fanfare des Pistons Circus en 2013.
Logo des Chaupiques.
Logo des Kadors.
Logo des Peillasses.

Un mot pour tenter de conclure

Impossible de terminer cette brève historique sans vous avoir livré auparavant cet article truculent d’un journal (lequel ?) du mois d’avril 1954, et quelques bons mots du Maître, Léon Malaquais.

Avant cela, je ne dirai plus que : « Que vive la jeunesse et qu’ça roule ! »

Extrait de journal, avril 1954.
Magnifique texte figurant au verso de la pochette du disque de la Fanfare Léon Malaquais "Faites danser les rosières" (1958).
Michel Vincent, dit Léon Malaquais.
Dédicace de Léon Malaquais à Mannix, 26 janvier 1988.

Notes et références

  1.  Avant 1968, l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts (ENSBA) est divisée en trois sections : peinture, sculpture et architecture.
    À la section de peinture se rattachent la gravure en taille-douce, la gravure à l’eau-forte, la gravure sur bois et la lithographie.
    À la section de sculpture, se rattache la gravure en médailles et en pierres fines.
    Il y a lieu de distinguer, à Paris, deux catégories d’ateliers d’architecture : les ateliers dits officiels (ou intérieurs) et les ateliers dits libres (ou extérieurs) affiliés tous deux pédagogiquement à l’ENSBA.
    – Pour la première catégorie, les ateliers officiels, qui sont largement minoritaires en terme de nombres d’ateliers – en 1926, on dénombre 3 ateliers officiels et 11 ateliers libres -, le chef d’atelier (ou Patron) est nommé et est rémunéré par l’état. Ces ateliers sont dispensés de toutes charges financières afférentes à la deuxième catégorie d’atelier.
    – Pour cette deuxième catégorie, les ateliers libres, souvent situés à proximité de l’ENSBA, ce sont les élèves qui opèrent le choix du chef d’atelier (ou Patron). Ceux-ci sont dûment reçus et officiellement inscrits mais doivent, malgré toutes les apparences de titre à la gratuité, payer de leurs propres deniers la location, l’entretien, l’éclairage, le chauffage et l’assurance de leur Atelier et le paiement (normalement) de leur enseignant.
    Les Écoles régionales d’architecture et leurs ateliers sont quant à elles rattachées financièrement et administrativement à leurs municipalités respectives alors qu’elles sont rattachées, par contre, pédagogiquement à l’ENSBA de Paris ; les projets des concours des élèves sont envoyés à la capitale pour jugement par un jury constitué d’enseignants « parisiens ».
  2. Le bal des Quat’Z’Arts a été créé en 1892 par Henri Guillaume alors Grand Massier des architectes, élève à l’atelier libre d’architecture Laloux. À propos du bal des Quat’Z’Arts et de son histoire, voir la rubrique  4zarts, très bien documentée,  sur le site de l’association des 4’Z’Arts (4zarts.org).
  3. Voir le très bon article de Caloni « En chatouillant les Z’Arts », dans la rubrique Le disque du mois du site de la Grande Masse.
  4. Voir l’excellent article de Caloni « Petite Musique de Charrette », dans la rubrique Le disque du mois du site de la Grande Masse.
  5. Mise à jour de l’article en septembre 2020. Lire l’hommage de Caloni « Léon Malaquais ne jouera plus… », dans la rubrique Le disque du mois du site de la Grande Masse.
  6. Voir le délicieux article de Caloni « Bal aux Beaux-Arts », dans la rubrique Le disque du mois du site de la Grande Masse.
  7. Voir le remarquable article de Caloni « En chatouillant les Z’Arts », dans la rubrique Le disque du mois du site de la Grande Masse.
  8. À lire l’ouvrage écrit par Louis-René Blaire, Souvenirs Cuivrés, lulu.com éditeur, 2011. Louis-René Blaire, ancien élève de l’atelier d’architecture Leconte, est co-fondateur de la Fanfare Honoré Champion, puis membre de la Fanfare Léon Malaquais et enfin membre de la Fanfare Octave Callot. À ne pas manquer également le livre de Véronique Flanet, La belle histoire des fanfares des Beaux-Arts, de 1948 à 1968, Éd. L’Harmattan, 2015.
  9. Mise à jour de l’article en septembre 2020.
  10. Cet article a été écrit en 2013. Les données ont évoluées depuis.
  11. Cet article a été écrit en 2013. Les données ont évoluées depuis.
Publié par Christophe "Mannix" Samoyault - 1 janvier 2014